Pensée #20

Mon nez est-il si long, que je le vois tous les matins aux lointains horizons ?

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Arjuna

Arjuna pris de par la gorge,

N’ entama pas le grand combat,

Car des émotions sur la berge,

Mise à l’ épreuve fût sa foi.

Finalement armé de son arc,

Il remporta fin fond la masse,

De quoi remplir toute sa barque,

Et remplir toute sa besace,

Victoire divine,

Pas anodine,

Comme il se doit,

Kurukshetra.

 

Le ventre rond

On ne fait pas le ventre rond,

A qui n’ acquiesce et ne consent.

Car donner la vie est un don,

Comme celui d’ être une maman.

La vie viendra pourtant à l’ heure,

Où l’ on attend pas tel bonheur.

 

L’ Inde au coeur

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Quand je pleure d’ être heureux,

Il me semble subtil,

De rajouter la goutte,

Qui vient mettre le doute,

Sur ma vision tordue,

De courir les pieds nus,

Et mon rosaire au cou,

108 fois je répète,

Que je t’ aime comme un fou,

Mais je pars l’ Inde au coeur,

Suivi de la magie,

Inhérente à ma vie.

 

Le chat

20171224_105413Livre moi tes secrets,

Je cacherai les miens

Je voudrais incarner,

La joie entre tes mains

Imbibé, LSD

Je vois en toi un saint

Alors reste accroché,

Au creux de mes matins

Y diffuser lumière

Prendre mon caractère

Vierge de tout travers

Je me jette au travers,

Je ne suis qu’ un gros chat,

Qui souffle souffle souffle,

Au creux de ses pantoufles

Car tout abasourdi,

Reste dans son déni,

N’ accepte pas l’ ennui,

Paix à toi qui me lit,

Om shanti Om shanti.

Je n’ irai plus à l’ hôpital

Je vois déjà les hommes en blanc

Débarquer comme tonitruant,

Dans ma chambre d’ hôtel salie,

Par de mon âme les éboulis.

Tout simplement je ferai mine

D’ un bien-pensant mais qui patine:

J’ aurai au coeur le feu qu’ il faut,

Pour me bagarrer au couteau,

Je n’ irai plus à l’ hôpital,

Mon état comportemental,

N’ aura pas lieu d’ être étudié,

C’ est eux les fous les attardés.

Val

Quand à Noël s’ arrête le temps,

Je prends mes ailes à couvre-vent,

Et protège celle que j’ aime tant,

Parfum cannelle si enivrant,

Que ma cervelle en perd le sang,

La tourterelle veine du printemps,

Abat l’ autel de mes tourments,

La ficelle venant nouvel an,

Pour un départ vers l’ océan,

Loin des barbares et des méchants,

Trop tard pour être tolérant,

Val de ma vie tu es l’ encens.

Mon amère haine

Flâner les rues pieds et mains nus,

Il est si tard que les trottoirs, 

Font des poubelles la gamelle,

Des otaries qui ont suivi,

Vagues de froid et au-delà,

Où les bouteilles sont merveilles,

Les particules gesticulent,

Folie quantique esprit critique,

Et vous dévoilent en ce Noël,

Le plus noir de mon désespoir,

Mon amère haine de schizophrène

 

Mordus par le divin venin

C’ est pour faire simple que je dois,

Demander au Seigneur Shiva,

Pourquoi les guerres et les exploits,

Ne font pas paire en toute joie.

 

J’ imagine qu’ il est difficile,

D’ arpenter les ossements du temps,

Qui de morts parfois sont futiles,

Tous à courir après l’ argent.

 

Je laisse à ses divins cobras,

Vaincre les cycles du cosmos,

Et ainsi conserver la foi,

Que s’ approprient de gros molosses,

Car ils ne feront pas le poids,

Mordus par le divin venin.