Barcelone

Les enchevêtrements de Barcelone me reviennent à l’ esprit. Je ne suis qu’ une cagoule endormie. Je suis mal instruit.

Des catacombes aux filles de joie, et de la bombe à l’ attentat.

Pardonne moi ô Allah, si je ne te suis plus.

Pardonne moi ô Allah, car je ne veux plus,

Etre un de tes martyrs, face aux zones de tirs.

Lèche moi là où ça fait mal : là où j’ ai une plaie par balle.

Je me mettrais à nu, déterré s’ il a plu.

De cadavres en veux-tu, viens je t’ emmène par là.

La camionnette est pleine, oui pleine de madeleines,

La vie en chocolat,

Les pieds roses bonbon,

Car les enfants aiment ça,

Je ne suis pas mignon : le flingue à la ceinture, je démarre la voiture, cascades macabres, mais où suis-je ?

Dieu seul le sait, et pourtant je ne viens pas à lui, je le fuis de cette manière : l’ on m’ endormi…

A coup de tu seras béni, à coup de sorts et d’ ironie !

Attentat

Du malsain, de l’ horreur,

Je n’ en saurais que faire.

Lapider les tueurs,

Résoudra-t-il l’ affaire ?

Au gré des coups d’ éclats,

Barcelone en malheur,

Il n’ y a plus d’ attentats,

Qui pourraient me faire peur.

Car j’ ai l’ esprit durci,

Et puis anesthésié,

Le moindre colibri, 

Rend meilleure ma journée.